Voilà le sort que je souhaite à tous les réalisateurs désireux de s’attaquer au remake d’un monument du cinéma, ‘Logans’ s Run’ (1976), un film unique de Michael Anderson, a qui l’on doit aussi la mini-série télé ‘Les Chroniques Martiennes’, en 1980.

Welcome to the 21st Century: A perfect world of total pleasure, with just one catch… le remake.
Adapté du roman éponyme de William F. Nolan et Georges Clayton Johnson (1967), ce film tourné notamment dans un shopping mall s’est vu décliné, un an plus tard, en une série télé attachante qui n’a pas tenu plus longtemps qu’un fugitif en cavale, à savoir, une saison. Malgré les atermoiements de Bryan Singer, le projet de long métrage est en pré-production.

Tenues seyantes et ports royaux de Michael York et de Jenny Agutter… mais pourquoi un remake, pourquoi, pourquoi, pourquoi?

Farrah Fawcett-Majors, alias Holly 13, arborait déjà, dans ‘Logan’s Run’, la crinière de fauve (apprivoisée à coups de bombes aérosols) qui demeure en vogue, depuis plusieurs saisons capillaires. Alors pourquoi un remake, pourquoi, pourquoi, pourquoi?

Machines qui font PING, décors glitter et rondeurs des lignes font le charme de ce film miraculeux. Je conchie à l’avance, par principe, et en toute mauvaise foi, les silhouettes anorexiques, les computers pomme tac tac ronronnant tranquillement et les designs bleu acier de la mise à jour cinématographique.
RAHHHHHHHH! Je n’en peux plus de ces remakes qui dénaturent mes souvenirs, comme la nouvelle version de ‘The Omen’ où la nounou de Damien ne ressemble plus du tout à mon infâme prof d’Allemand du secondaire qui se faisait méticuleusement dégommer la tronche, à la fin, parce qu’elle est l’adjuvant du Mal incarné et que l’idiome de Wagner, 4 heures semaine, c’est plus que ne peux en supporter une fan d’horreur même endurcie.

Crève, crève, vilaine Baylock! Fallait pas t’en prendre aux Ferrero Rochers de l’ambassadeur (’The Omen’, 1976) et aux pauvres enfants sans défense.
Je maudis ces suppôts du remake: que leur cristal se noircissent de suite dans leur paume! Je l’ordonne! Que leur descendance, stérile comme une lande post-nucléaire, ne connaisse jamais le cristal vert!
Et si Sofia Coppola, passée maître de l’art de faire sonner tout ce que j’aime comme un tambour creux (années 80, Marie Antoinette, macarons Ladurée, japonaiseries…) hérite du projet, je fonce au Carrousel, même si j’ai passé l’âge.

Vade retro Coppolas!